Femmes dans les Médias
Analyse du poids des retransmissions de compétitions sportives féminines à la télévision entre 2018 et 2021.
ARCOM, 2023.
- Le rapport : ARCOM 2023 compétitions féminines 2018-2021
Résumé : Afin de mieux cerner la représentativité de la pratique féminine sportive en télévision, l’Arcom a mesuré la part des retransmissions de compétitions sportives féminines, mixtes et masculines dans le volume total de diffusion de retransmissions sportives en télévision entre 2018 et 2021. Dans le cadre de ses missions en matière de juste représentation de la diversité de la société française à la télévision, l’Autorité de régulation de la communication audiovisuelle et numérique, l’Arcom, propose chaque année depuis 2014 une opération de médiatisation du sport féminin incitant les chaînes de télévision et les radios à diffuser des retransmissions sportives et à organiser des débats avec des sportives ou femmes dirigeantes d’institutions sportives. Une nouvelle édition de l’opération « Sport féminin toujours » a été lancée le 26 janvier 2023.»
La représentation des femmes à la télévision et à la radio (rapport de l’exercice 2023).
ARCOM, Mars 2024.
- Le rapport : ARCOM 2024 télévision et radio
Résumé : Pour la 8e édition de ce rapport sur la représentation des femmes à la télévision et à la radio, l’Arcom met en perspective l’évolution de ses résultats, depuis 2016. Elle salue les grands progrès réalisés par les chaînes sur la représentation des femmes en plateau, mais constate que certains indicateurs stagnent. De plus en plus de femmes en plateau depuis 2016 mais un taux de parole des femmes sur l’ensemble des émissions qui ne dépasse pas 36 % depuis 2019.
Rapport 2025 Global Media Monitoring Project, 2026.
Laetitia Biscarrat.
- Le rapport : 2026
Résumé : Le Global Media Monitoring Project (GMMP) vise à évaluer de manière quantitative et qualitative la présence respective des femmes et des hommes dans les médias d’information. Les femmes représentent 26 % des personnes vues, entendues ou mentionnées dans les médias traditionnels (29 % sur les sites d’information). L’aiguille a bougé de 9 points dans les médias traditionnels depuis 1995, et de 4 points dans les médias en ligne au cours des dix dernières années. Dans l’actulaité sportive c’est seulement 15% des sujets et sources d’info. La proportion d’articles qui remettent clairement en cause les stéréotypes de genre est passée de 3 % (2005) à 6 % (2010), mais elle a diminué et stagne entre 3 et 4 % depuis 2015. Cela indique un ancrage des stéréotypes dans les reportages et un échec constant des journalistes à produire des contenus qui bouleversent les récits stéréotypés.
LA RÉVOLUTION FÉMINISTE EN HAUTE ALTITUDE: le cas des films de montagne.
Clara Seraglini, 2024.
- Le mémoire : La révolution féministe en haute altitude
Extrait : « Quand il y a une femmes derrière la caméra, on va voir les choses sous un autre prisme (…) Il reste que tu vas accéder à plus de proximité avec les femmes, qui ont un vécu, une histoire différente avec la pratique. C’est ce qui peut amener une sensibilité différente »
C’est ce qu’Alicia Cenci déclare dans le volume 18 du magazine Les Others intitulé « Par amour »1. Cette citation souligne un aspect fondamental des récits de montagne : la perspective à partir de laquelle ils sont construits. Bien que témoins d’une réalité, les films de montagne ont historiquement été le terrain privilégié des hommes. L’alpinisme sportif apparait réellement au XIXe siècle chez une aristocratie anglaise où les intellectuels et élites fortunées débutent cette course aux sommets. En 1857, les Britanniques créent l’Alpine Club, le premier club d’alpinisme (il faudra attendre 1874 pour qu’un club français voit le jour) et c’est en 1877 que le Français Pierre Gaspard réussit l’ascension de la Meije, dernier sommet vierge important des Alpes. Le genre impose des normes sociales qui réglementent les pratiques et les discours et dont la fonction est de maintenir une relation hiérarchique entre les sexes au profit de la domination masculine (Scott, 1988 ; Thébaud, 1998)2. Ainsi, de manière évidente, ces expéditions et récits, centrés sur la performance et le dépassement de soi, ont longtemps laissé peu de place aux femmes, ou alors dans des rôles secondaires. En effet, l’activité est associée à des concepts socialement masculins de courage, force, aventure et audace. De fait, rare sont les montagnardes françaises à marcher dans les traces de Henriette d’Angeville, première femme à atteindre en 1838 de manière autonome le sommet du Mont-Blanc. Ainsi, entre 1950 et 1989, seulement six pour cent des himalayistes étaient des femmes. Et il fallut attendre 1983 pour qu’une femme devienne guide !
Les femmes dans les métiers de la montagne
Accompagnateur en moyenne montagne, un régime de genre égalitaire ?
Mennesson Christine, Bonnemaison Fleur, Hoibian Oliver, 2019.
Résumé : Cet article met en relation l’état des rapports sociaux de sexe dans le métier d’accompagnateurs en moyenne montagne avec la position occupée par ce métier dans le sous-champ des professionnels de la montagne. Les rapports sociaux de sexe observés se distinguent nettement des processus de différenciation repérés dans le métier plus prestigieux de guide de haute montagne. Les compétences requises, distantes de la masculinité hégémonique, favorisent des modalités d’exercices professionnelles similaires. Ce constat n’annule toutefois pas complètement les différences entre hommes et femmes, notamment en ce qui concerne les modes d’articulation entre vie familiale et vie professionnelle.
Le genre de l’escalade professionnelle. Analyse sociologique des modalités d’engagement et de professionnalisation selon le sexe et le milieu social. Sciences de l’Homme et Société.
Alizee Dufraisse, Université Lyon 1 – Claude Bernard, 2025.
Résumé : Cette thèse analyse les pratiques et les valeurs des grimpeurs et grimpeuses professionnel.les sous l’angle du genre. Le contexte de l’escalade se caractérise par l’augmentation du nombre de pratiquant.es, en particulier dans sa dimension indoor, l’évolution des pratiques sportives et une mixité numérique dans plusieurs de ces espaces. Dans la dimension professionnelle du sport, les athlètes dépendent principalement des revenus du sponsoring, dans un environnement où les pratiques de travail évoluent à l’ère numérique. Cette recherche interroge, d’une part, la manière dont les grimpeurs et grimpeuses s’approprient les pratiques sportives et les pratiques de travail dans un contexte de mutation dans leur sport et dans leur profession, et, d’autre part, le fonctionnement du genre dans ces processus. S’appuyant sur les concepts d’ethos et de régimes de genre, la thèse se fonde sur une enquête qualitative réalisée à niveau international. Les résultats mettent en lumière les logiques sociales et sexuées d’engagement dans l’escalade ainsi que les configurations de la socialisation sportive qui façonnent les engagements sportifs, puis professionnels. Enfin, l’analyse des régimes de genre révèle que, bien que certaines dynamiques favorisent l’inclusion dans le sport, la domination masculine se maintient, exercée sous de nouvelles formes.
L’ENSA à la conquête des sommets : La montagne sur les voies de l’excellence. Presses universitaires de Grenoble.
Attali, M. 2015.
- L’article : L’ENSA à la conquête des sommets
Résumé : Le moniteur de ski et le guide de haute montagne sont des personnages emblématiques de l’imaginaire montagnard. D’Armand Charlet à Patrick Berhault, ils font rêver les jeunes, et leurs exploits provoquent l’admiration. Mais au-delà des pulls rouges et du Chamois d’or, qui connaît l’École nationale de ski et d’alpinisme (ENSA) de Chamonix, cette école d’excellence où ces professionnels ont été formés ? Qui connaît son histoire particulière ? L’ouvrage nous invite à découvrir soixante-dix ans d’histoire d’une institution pas comme les autres, et met en lumière le rôle de l’ENSA dans le développement des sports d’hiver des années 1940 à nos jours. Il souligne les enjeux économiques, sociaux et culturels qui ont modelé cette institution, et s’intéresse aux problématiques de la formation aux métiers de la montagne. Ce livre, synthétique et complet, est une lecture incontournable pour tous les professionnels de la montagne (aspirants guides, moniteurs de ski, etc.) comme pour les passionnés de montagne et d’alpinisme.
L’empreinte du genre dans la formation de guide de haute montagne : étude des freins et leviers à la « féminisation » de la profession.
Anne-Marie Maddalena, 2021.
- (mémoire à venir)
Des femmes à la conquête des sommets : Genre et Alpinisme (1874-1919) Clio. Histoire, femmes et sociétés, 23(1), 165-178.
Ottogalli-Mazzacavallo, C. (2006).
- L’article : Des femmes à la conquête des sommets
Résumé : À partir des publications officielles du Club Alpin Français, d’archives publiques et privées et de la presse sportive et féministe, ce travail analyse l’influence du genre sur la pratique de l’alpinisme et, à l’inverse, les conséquences de son évolution sur les mutations du genre. Présentes dans l’activité en même temps que les hommes, les femmes alpinistes parviennent progressivement à sortir du modèle conformiste de l’excursionnisme féminin pour découvrir des nouveaux espaces et de nouvelles difficultés. Avec modération et sens du compromis, elles revendiquent et conquièrent de nouveaux droits mais sans remettre en cause les hiérarchies entre les sexes et la spécificité de l’identité féminine. Grâce à cette soumission, elles sont tolérées et initiées par les hommes et l’institution alpine. Sous leur contrôle, elles sont officiellement invitées à devenir de bonnes mères et de parfaites épouses. Mais à long terme, grâce aux vertus de l’entraînement, elles découvrent de nouvelles possibilités corporelles, de nouveaux plaisirs et pour certaines une nouvelle destinée.
« Les femmes qui font de l’alpinisme à très bon niveau, de fait, leurs exploits sont régulièrement dévalorisés ou minimisés et elles-mêmes sont stigmatisées sous le terme « d’exception ». Pour le CAF, ces « exceptions » ne doivent en aucun cas servir d’exemple pour les Françaises. »
Femmes et alpinisme. 1874-1919 : un genre de compromis, Paris, L’Harmattan, 312 pages (Coll. « Espaces et Temps du sport »).
Ottogalli-Mazzacavallo, C. 2006.
- L’article : Femme et alpinisme : un genre de compromis
Résumé : Le 14 juillet 1808, Marie Paradis, jeune servante chamoniarde, est la première femme à atteindre le sommet mythique du Mont Blanc, 22 ans après le premiers homme. Pour Gabrielle Vallot et Mary Paillon, l’alpinisme, comme tous les autres domaines réservés au masculin, relève de l’éducation et non de la nature des femmes.
Les femmes alpinistes au tournant du XXe siècle, 2010.
Ottogalli-Mazzacavallo, C. 2010.
- L’article : Les femmes alpinistes au tournant du XXe siècle
Résumé : Dès la fin du XIXe siècle, dans un contexte de redressement physique et moral de la patrie, l’alpinisme s’institutionnalise et se développe, sous l’initiative du Club alpin français, principalement auprès d’une fraction bourgeoise et urbaine de la société française. Contre toute attente, compte tenu de la construction virile de cette activité et des normes du genre de cette époque, l’alpinisme se conjugue aussi au féminin. Le but de cet article est d’analyser le rôle et la fonction des femmes alpinistes françaises, non seulement dans le développement de l’activité, mais aussi et surtout dans les mutations du genre avant 1914. L’alpinisme, pratique « conformante » ou pratique innovante en matière de construction de l’identité féminine ? Ainsi, dans le domaine culturel de la pratique alpine, et à partir d’un corpus constitué des publications officielles du Club alpin, mais aussi de la presse féminine et féministe, l’exemple des femmes alpinistes permet d’objectiver les compromis permanents que des femmes doivent réaliser pour s’intégrer dans un domaine qui ne leur est pas explicitement assigné. Avec modération, sens du compromis et individualisme, elles parviennent progressivement à sortir d’un modèle normatif de féminité bourgeoise pour découvrir des nouveaux espaces et de nouvelles difficultés. Elles modifient leur rapport au corps, leur rapport aux autres et leur rapport à soi. Elles revendiquent et conquièrent de nouveaux droits, mais sans jamais remettre en cause les hiérarchies entre les sexes et la spécificité de l’identité féminine. Ainsi, elles participent aux mutations de l’identité féminine vers une définition plus dynamique, plus instruite et plus libre. À ce titre, elles contribuent à la construction de « l’Ève nouvelle », image à la fois de modernité et de tradition.
Les femmes guides de haute montagne : modes d’engagement et rapports au métier. Travail, genre et sociétés, 13(1), 117-137.
Mennesson, C. (2005).
Résumé : La profession de guide de haute montagne se féminise à partir du milieu des années 1980 en France, mais reste actuellement essentiellement investie par les hommes. Cet article analyse, d’une part, les conditions sociales permettant l’engagement de femmes dans cette profession, et d’autre part, leurs carrières professionnelles et leurs rapports au métier. Deux modes de découverte des activités de montagne (précoce et familial ou plus tardif en compagnie d’hommes), ainsi qu’une socialisation sexuée enfantine au sein du groupe des pairs masculins, favorisent l’investissement des femmes dans les pratiques sportives de haute montagne. Si la constitution du goût pour ces activités renvoie à des modes d’initiation spécifique, leur conversion en activité professionnelle se réalise au terme d’un parcours long et difficile. Les femmes accèdent ainsi relativement tardivement au métier, notamment en raison de leur difficulté à construire un « crédit réputationnel » suffisant pour accéder à la formation. Par ailleurs, les femmes guides exercent leur métier dans des conditions souvent peu valorisées. Pour les mères, il semble d’autant plus difficile de réussir leur carrière qu’elles vivent avec des hommes guides peu dotés en capital culturel. Pour les autres, ne pas avoir d’enfants apparaît comme un choix indispensable à leur investissement professionnel. Enfin, pour s’imposer sur un marché du travail dominé par les hommes, les femmes guides privilégient majoritairement une conception dite féminine du métier, en valorisant notamment les aspects relationnels de la profession. Leur souci d’expliquer en permanence leur démarche à des clients parfois inquiets leur permet d’attirer une clientèle spécifique et de se placer en position favorable dans une conjoncture où la question de la sécurité constitue une préoccupation majeure.
Les rapports entre les genres dans l’alpinisme français et anglais , Journal of Alpine Research | Revue de géographie alpine [En ligne], 101-1.
Delphine Moraldo, 2013.
Résumé : Depuis sa création au milieu du XIXe siècle, l’alpinisme a toujours été une activité fortement masculinisée, pratiquée par des hommes et véhiculant des représentations masculines et viriles. L’étude des rares autobiographies écrites par des femmes alpinistes nous dit quelque chose sur les rapports de genres dans l’alpinisme français et anglais. Tout d’abord, la rareté de ces récits (par rapport aux récits écrits par des hommes) témoigne de la place symbolique des femmes dans le monde de l’alpinisme. Ensuite, ces récits révèlent l’atypicité (replacée à chaque fois dans le contexte historique et social) des trajectoires et des dispositions sociales de ces femmes. Enfin, ils montrent le regard qu’elles portent sur les hommes alpinistes de leur temps – omniprésents dans leurs récits alors que les femmes sont quasi-absentes des récits masculins – et révèle, en creux, leur position de dominées. Dans cette étude, le contexte historique et social, même s’il est mis au second plan, a son importance : à chaque fois, c’est par rapport aux normes sociales et sportives d’une époque qu’on peut juger de la place de ces femmes.
Égalité femmes/hommes
Rapport annuel : sur l’état des lieux du sexisme en France.
HCE, 2026.
Résumé : Un an après avoir constaté une forte polarisation de la société sur les questions d’égalité et de sexisme, le rapport 2026 sur l’état des lieux du sexisme en France attire l’attention sur une dynamique préoccupante : certaines expressions de sexisme hostile ne relèvent plus seulement de pratiques individuelles isolées, mais s’inscrivent dans des logiques d’adhésion et de mobilisations idéologiques . Le rapport identifie deux formes de sexismes, le sexisme paternaliste et le sexisme hostile. Le sexisme paternaliste est un sexisme faussement bienveillant du quotidien qui légitime une répartition hiérarchisée des hommes et des femmes. Le sexisme hostile est un sexisme violent, se traduit par une hostilité envers les femmes et peut inclure des attitudes agressives ou dévalorisantes. Le rapport souligne également que les réseaux sociaux apparaissent comme des espaces de cristallisation et d’amplification des discriminations et des violences faites aux femmes et minorité de genre. Il identifie le cybersexisme comme la première forme de discours de haine en ligne, avec 84 % de victimes qui sont des femmes. Enfin, le HCE est la première institution publique française à consacrer, dans le cadre de son rapport annuel, une analyse spécifiquement dédiée aux masculinismes. Il s’agit d’un système idéologique structuré qui imprègne désormais les jeunes générations par un bombardement massif de contenus numériques. Les adultes ne sont pas épargnés par la diffusion des discours masculinistes, qui peuvent légitimer le passage à l’acte, banaliser des violences et, dans ses formes les plus extrêmes, aller jusqu’à l’apologie du viol et du meurtre. C’est une menace à d’ordre public et un enjeu de sécurité nationale.
Rapport sur la parité dans l’encadrement sportif.
HCE, 2025.
En 2024, bien que la pratique sportive des femmes progresse, elles restent sous-représentées dans les disciplines fédérales et de haut niveau. Si les femmes constituent 46 % des bénévoles, elles ne représentent que 34 % des dirigeant.e.s de structures sportives et 33 % des encadrant.e.s, un chiffre en baisse.
Les femmes en montagne et l’écoféminisme.
Antonia Bouvier, 2023.
- (Mémoire à venir)
Extrait : 2%. C’est le pourcentage de femmes guides de haute montagne en France. À une autre échelle, 2% c’est aussi ce que les glaciers des Alpes françaises perdent en surface chaque année depuis 2005. Inégalités de genre ? Fonte des glaciers ? Pourrait il exister un lien entre l’exploitation de la nature et l’oppression des femmes ? Le travail présenté explorera les liens entre les femmes, la montagne et les idéaux éco féministes afin de comprendre comment ces pensées, cherchant à transformer les systèmes sociaux et économiques qui perpétuent ces injustices, peuvent contribuer à renforcer les initiatives environnementales en montagne. À travers l’exemple du festival de films Femmes en Montagne, ce mémoire abordera la place des femmes en montagne à travers les prémisses de l’alpinisme, leur implication dans la protection des écosystèmes et le lien étroit entretenu avec l’écoféminisme. Ces recherches permettront ainsi de préconiser des actions à la structure choisie.
Évenements d’ultra-endurance et stratégies d’inclusion de femmes.
Maëlle Mokrane,2025.
- Le mémoire : Inclusion des femmes dans l’ultra-endurance
Une ascension cordée Émancipation des femmes en montagne.
Clémentine Bonneau, 2023.
- Le mémoire : Une ascension cordée
Femmes dans le sport
Introduction Socialisations de genre durant la jeunesse : la part du sport. Agora débats/jeunesses, 90(1), 58-69.
Guérandel, C. et Mardon, A. 2022.
Résumé : La pluralité des contextes : La socialisation ne se joue pas qu’au club. Elle est le résultat d’un croisement entre la famille, l’école (EPS) et les loisirs entre pairs (le city-stade, par exemple).
Le concept de « Capital Corporel » : Les auteures montrent que le sport donne aux garçons un capital (force, confiance, aisance publique) qui leur servira plus tard dans le monde du travail, tandis que les filles sont souvent encouragées vers des sports esthétiques qui valorisent le « corps-objet ».
« Loin d’être un espace neutre, le sport participe à la hiérarchisation des masculinités et des féminités, en valorisant des dispositions viriles souvent synonymes de performance. »
Être une femme dans le monde des hommes. Socialisation sportive et construction du genre, Paris, L’Harmattan.
Christine Mennesson, 2005.
Résumé : L’entre-soi masculin : Les vestiaires, les blagues sexistes, et le langage technique sont conçus par et pour les hommes.
« Devenir une femme dans ces mondes d’hommes, c’est négocier en permanence entre l’identité de sportive accomplie et l’identité de femme socialement acceptable. »
Le livre explique pourquoi, encore aujourd’hui, une femme qui réussit dans un sport de force est souvent interrogée sur sa vie privée ou son apparence, là où un homme ne sera interrogé que sur sa performance.
Pour découvrir cet ouvrage il existe un article disponible ici : l’article. De Monsieur Gilles Combaz, « Ces sportives sont en permanence confrontées à la nécessité de concilier des dispositions de genre contradictoires : être performante (disposition masculine) et rester femme (norme sociale)».
Développement de la pratique sportive féminine, assemblée nationale.
Véronique Riotton, Stéphane Viry, 2024.
Résumé : Bien que la lutte contre les Violences sexistes et sexuelles (VSS) soit la condition sine qua non d’un monde sportif inclusif des femmes, cette thématique a déjà été adressée par la commission d’enquête de l’Assemblée nationale relative à l’identification des défaillances de fonctionnement au sein des fédérations françaises de sport, du mouvement sportif et des organismes de gouvernance du monde sportif qui a rendu ses conclusions le 19 décembre 2023.
Outre le rapport la commission d’enquête, le présent rapport s’inscrit dans la continuité et en complémentarité des travaux récemment publiés sur le monde sportif par le Comité national pour renforcer l’éthique et la vie démocratique dans le sport , l’association 2GAP et la mission actuellement menée par la commission parité du Haut conseil à l’égalité entre les femmes et les hommes (HCE).
Dans ce contexte, vos rapporteurs font le choix de se concentrer sur la place des femmes dans le sport amateur et professionnel. Dans le sport amateur, alors que les hommes sont 62 % à pratiquer du sport au moins une fois par semaine, seules 58 % des femmes en font de même. La pratique sportive des femmes est, en outre, moins tournée vers la compétition que celle des hommes : seulement 38 % des licenciés sont des licenciées.
Au terme de leurs travaux au cours desquels ils ont entendu plus de soixante-dix acteurs du monde sportif, les rapporteurs dressent un bilan mitigé de la pratique sportive des femmes et de leur place dans le sport.
Empow’her (Exploring Menstrual Periods Of Women athletes to Escalate Ranking)
INSEP
- Le laboratoire
- Article France Info : Pour mieux comprendre
Les femmes ne représentent que 35% des participantes aux études dans le domaine des sciences du sport.
La féminisation du sport fédéral : une affaire de petites et jeunes filles ? Agora débats/jeunesses, 90(1), 71-85.
Garcia, M.-C. et Ottogalli-Mazzacavallo, C. 2022.
- L’article : La féminisation du sport fédéral
Résumé : Cet article est fondé sur une analyse des données produites par le ministère des sports à partir d’un recensement des licences dans les fédérations sportives françaises par sexe de 2012 à 2017. Il met à l’épreuve l’idée commune selon laquelle les filles se désengageraient du sport fédéral à l’adolescence. Or, proportionnellement, les jeunes filles n’abandonnent pas plus souvent le sport que les jeunes garçons : le différentiel sexué d’engagement dans le sport fédéral se construit durant l’enfance. En outre, les données étudiées montrent que d’une manière générale on assiste, depuis 2012, à une progression constante des licences féminines alors que les licences masculines stagnent ou déclinent. Ainsi, si les filles ne sont guère plus décrocheuses que les garçons à l’adolescence, on peut supposer que leurs socialisations sportives sont aussi, voire plus, consolidées que celles des garçons.
Les femmes dans le sport : construction sociale de la féminité et division du travail. Cahier de l’INSEP, 32-1, 49-78.
Catherine Louveau, 2002.
- L’article : Les femmes dans le sport
« Annick Davisse a bien montré qu’existe une déperdition sexuée dans le sport à l’adolescence, et qui se fait au détriment des filles des milieux populaire ».
Masculinités hégémoniques et féminités : les modèles de genre dans une revue de VTT. Sciences sociales et sport, 2(1), 25-53.
Fraysse, M. et Mennesson, C. 2009.
- L’article : Masculinité hégémonique et féminités
Résumé : Cet article se propose d’étudier les représentations médiatiques des hommes et des femmes dans le milieu du VTT. Plus précisément, l’objectif consiste à identifier les modèles de genre diffusés par la revue « Vélo Vert », en position dominante dans le sous champ « vététiste ».
Les premiers résultats attestent de la force des « genderisms » associés à chaque sexe. Les stéréotypes masculins, s’appuyant sur la puissance, l’exacerbation de la violence, et la performance, concourent à l’élaboration de la masculinité hégémonique. La forte érotisation du corps de la sportive, le rappel constant de son statut de femme, les références à la vie privée, démontrent la présence d’une « emphasized feminity » prégnante. Néanmoins, la permanence de ces deux modèles « typiques » de genre se combine avec des formes de « masculinités » et de « féminités » plus « localisées », basées sur les classes sociales pour les sportifs et le statut (championnes, pratiquantes, femmes de pratiquants, mannequins pour les publicités) pour les sportives.
Talons aiguilles et crampons alu… Les femmes dans les sports de tradition masculine. [Rapport de recherche] Institut National du Sport et de l’Education Physique (INSEP). 1986.
Catherine Louveau, Michèle Metoudi, 1986.
- Le rapport : Talons aiguilles et crampons alu
Résumé : Orienter le projecteur sur les pratiquantes féminines de sports condidérés comme masculins, ce n’est pas les isoler des autres pratiquants ; c’est,aux seules fins de la recherche, les considérer à part ; alors que l’air du temps invite les femmes à s’orienter davantage vers les pratiques physiques « mode » centrées sur le corps que vers des sports traditionnels ou compétitifs, c’est surtout vouloir comprendre qui sont celles-ci qui ont un jour osé la différence ; c’est essayer de mettre au jour pourquoi, dans un tel contexte, elles ont choisi le chemin peu facile de pratiques risquées ou physiquement dures, bref pourquoi elles s’engagent sur des terrains auxquels elles n’avaient pas accès. Ici, la curiosité du sociologue était aiguisée, celle de la femme aussi, qui, par ses propres goûts et pratiques, n’eR était pas vraiment proche . Montrer qui elles sont et dans quelles conditions elles pratiquent, revient à révéler leurs singularités et leurs conformismes, afin, peut-être, que naturellement regardées, elles ne soient précisément plus les sujets de travaux spécifiques.
Français et sport féminin: Baromètre du sport féminin- Rôles modèles et marques partenaires.
Opinionway, 2024.
Résumé : Faire progresser la notoriété des athlètes féminines peut avoir un réel impact positif pour la société. En effet les Français sont convaincus qu’elles peuvent devenir des rôles modèles notamment pour inciter à la pratique des jeunes filles (89%), pour faire progresser la place des femmes dans la société et pour œuvrer en faveur de l’égalité (83%), pour fédérer une communauté autour d’elles (82%), tout autant que pour incarner la performance (90%).Ce statut de rôle modèle, les Français et les Françaises le donnent aux sportives tout d’abord en raison de leurs performances sportives et de leur détermination à réussir. Ce prérequis est important pour les 50 ans et plus. En effet, les Français trouvent les sportives davantage inspirantes et populaires de par leurs performances et détermination que leurs homologues masculins. Néanmoins les Français sont globalement très attachés aux qualités humaines en mettant en avant l’attitude exemplaire et les valeurs comme la bienveillance, le respect ou la fraternité, qu’ils associent plus particulièrement au sport féminin.Enfin, la vie personnelle des sportives est également une source d’inspiration notamment pour les 18 – 34 ans qui valorisent le vécu des athlètes, leur engagement vis-à-vis de causes ou encore la gestion de leur vie extra sportive. Sur l’ensemble des critères « inspirationnels », les sportives sont mieux valorisées que les sportifs.
Quand le Club Alpin Français écrit au féminin (1874-1919) », Amnis.
Cécile Ottogalli, 2004.
- L’article : Quand le club alpin français écrit au féminin
Extrait : Dès sa première publication, le Club Alpin Français confirme sa volonté d’intégrer les femmes en offrant le premier article de l’Annuaire de 1874 à l’écriture d’une de ces plus illustres adhérentes, Georges Sand. Cette initiative, hautement symbolique (comme nous le verrons par la suite) reste cependant anecdotique et isolée sur les treize années à suivre. En fait, ce n’est qu’à partir de 1887, qu’une écriture féminine « s’installe » avec une certaine régularité dans les publications officielles. Ainsi, sur la période 1887-1903, treize articles sont écrits et signés par des femmes dans les annuaires, avec une fréquence d’apparition environ tous les deux ans…
L’escalade
Un débat sur les cotation en escalade :
Bill Ramsey, Rethinking Slash Grades, 2025.
Kimbrough Moore, Kimbrough Moore, 2025.
Matthieu Amaré, Genre, morphologie et controverse : faut-il révolutionner les cotations ?, vertige média, 2026.
« Si les cotations sont dominées par des hommes avec un certain type de corps, elles reflètent un modèle déformé du·de la grimpeur·euse typique » Kimbrough Moore, philosophe et grimpeur américain
Les personnes racisé.e.s dans le sport
Belonging without barriers : recognising and addressing racism and discrimination in Germany’s outdoors.
OUTO, Caroline Dennett, Yasmin Dufournet, Margo de Lange, 2025.
- Le rapport en Anglais : OUTO – Belonging Without Barriers Research Report (English)